L'envie de réorienter sa vie

Lorsque pointe l’envie de réorienter sa vie, l’inspiration et le courage sont à trouver dans ce qui nous fait vibrer au plus profond…

Mon/notre choix de vie

Encore et toujours Expatfamille parle de changement mais cette fois-ci abordé sous un angle différent : celui du bouleversement de vie voulu, décidé et construit par les parents et qui impacte toute la famille. Il peut s’agir d’une proposition d’expatriation venant de la société du salarié expatrié mais aussi du désir personnel d’être pro-actif pour changer de style de vie. Je suis témoin de nombreuses trajectoires de vie, individuelles et/ou familiales, réorientées parfois au- delà de la logique attendue par la société. Et ce vent de changement pour réinventer sa vie résonne fortement en moi. Certaines familles sont créatives et décident d’aménager leur vie différemment : cela peut être un déménagement de lieu ou de liens. Soit le groupe familial le vit tous ensemble, soit se joue une séparation temporaire ou parfois définitive.

Le risque pris en sortant d’un certain confort et parfois en s’échappant de conventions sociales peut faire peur, les difficultés à traverser sont réelles. Cependant ce grand tournant est aussi une source de réalisation à travers l’appropriation de sa vie dans la planification de son projet. Le sentiment d’être libre de faire un choix, éventuellement peu conventionnel, donne des ailes et nourrit la motivation. L’objectif final est en général le réalignement de sa vie sur ses valeurs profondes, alors dans ce cas idéal, l’énergie est décuplée et la résilience se développe face aux embûches. Vous l’avez compris, je souhaite à tous de pouvoir s’écouter et de coconstruire un chemin qui ait du sens, au plus proche de ses grands principes de vie choisis librement. On expérimente alors que la congruence avec ses valeurs nourrit une joie au quotidien.

Mon monde à moi

Et pour comprendre le mode de vie qui convient vraiment et qui correspond bien à la période de la vie traversée, pour ensuite y puiser les ressources nécessaires, il faut s’autoriser à vivre en lien étroit avec son monde interne. Vous savez c’est toute cette petite communauté unique à soi qui « habite » dans notre tête et regroupe les gens, les lieux, les idées et les choses auxquels on est attaché. Plus ce jardin secret est riche grâce à une vie mentale bien investie, plus la personne est libre, créative et autonome donc résiliente face aux épreuves de la vie. 

Une jolie illustration de la dynamique de l’intériorité est développée en filigrane tout au long de l’album pour enfants Elise, 7 ans, expatriée, de Virginie Houet et Corinne Feuillet Luca, qui vient de paraitre et que je vous conseille de lire. A la demande des deux auteures, j’ai eu le plaisir de rédiger la préface de cette histoire d’expat. J’ai pu y retrouver ce que je travaille avec mes patients dans ma pratique et qui me tient le plus à cœur : la connexion entre soi et soi pour développer ses ressources internes et la bienveillance envers soi-même. Sans oublier comme bénéfice l’élan de vie décuplé lorsque notre trajectoire a un sens, et qu’elle est remplie de messages d’espoirs et d’ouverture à transmettre autour de soi. Et Elise nous montre le chemin car, d’enfant expatriée qui suit sa famille (posture passive) elle devient une citoyenne du monde (posture active) et sa vie prend alors sens pour elle !
album Elise, 7ans, expatrié Copyright Corinne Feuillet Luca